C’était l’Australie …

Le 27 Juin 2013, j’effectuais mon premier pas sur le sol australien que j’ai par la suite ardemment foulé, jusqu’à user mes chaussures de rando au bout d’un an.

Des boulots différents, via HelpX d’abord, qui est une communauté basée sur l’échange de quelques heures de travail, jardinage, réparations en tout genre, ou bien ma semaine dans une ferme de moutons, dans la Malee region, pampa du South Australia. En aidant autour de la maison, les hôtes offrent le logis et les repas, ainsi que l’occasion de vivre au sein de la famille. De sublimes rencontres pour les trois endroits où je suis resté.
Annalise et Peter, près de Perth qui m’avaient accueilli lors de mon arrivée aux antipodes, puis que suis forcément retourné voir, une fois le tour de l’île bouclée ; des adieux compliqués, comme souvent.
Ou encore, Elizabeth et Ottmar, près de Hobart en Tasmanie qui m’ont emmené faire un tour avec eux de nombreux week-end sur leur bateau, dans le D’Entrecasteaux Channel à passer des après-midi à pêcher ; ou bien mes vendredi soir à jouer au foot en salle avec leur fille, Rosie,ainsi que Richard et ses amis pour finalement, remporter le championnat amical en fin de saison.

Il y a eu les emplois rémunérés également. La partie la moins drôle, étant de trouver un travail en démarchant chaque ferme sur son chemin, et se faire claquer la porte au nez, souvent, très souvent. Une fois, le précieux emploi trouvé après plusieurs jours de recherche, ce n’était jamais bien intéressant : ramasser des fruits étant payé au rendement, mais, qui permettent de rencontrer bon nombre de backpackers, comme moi avec chacun sa propre histoire. De belles rencontres, de belles amitiés qui perdureront.

Puis forcément, mon coup de coeur : les cattle station, ces immenses exploitations bovines. Deux ranchs différents, Mount Norman Station et Roy Hill Station dans lesquelles j’ai passé, respectivement, 7 et 4 mois !
Onze mois sur vingt-quatre passés dans le bush, dans l’outback australien, à des centaines de kilomètres de toute civilisation, du premier magasin, à traverser des rivières en 4×4, poursuivre les vaches depuis mon buggy avec les hélicoptères volant en rase motte au-dessus de nos têtes, admirer des couchers de soleil fantastiques après une longue journée de 12 heures à travailler dans des nuages de poussières sous la chaleur harassante, être chassés par des taureaux sauvages ! Et les kangourous bondissant par dizaines, des oiseaux aux vives couleurs qui volent au-dessus nos têtes, des grands aigles sillonnant le ciel, inoffensifs petits lézards, varans de plus d’un mètre, et des serpents parmi les plus venimeux du monde se terrant dans les spinifex [une petite boule composée d’épines qui recouvre le sol à certains endroits dans le bush, une horreur] et autres et les timides dingos prenant la fuite à notre vue, tandis que l’on se tenait à l’arrière du pick up admirant les vastes étendues sauvages autour de nous, pour enfin trinquer à une nouvelle journée avec une bière fraîche.

C’était incroyable, au milieu de nul part, et pourtant … Il y’a quelque chose d’inexplicable qui nous attire et nous invite à rester. Bryan mon manager m’avait gentiment offert de rester travailler à Roy Hill même sans visa valide : “You can stay and work as long as you want, they won’t find you up here !”.

Il y a quelques années, un backpacker allemand avait travaillé pour Roy Hill en restant sur le territoire australien illégalement. Le type était connu à Newman, située à 100 kms du ranch, où il allait au pub et autres. Il s’est fait arrêté par la police sur la route un jour, et c’est à ce moment qu’ils se sont rendus compte que c’était un touriste qui n’était jamais reparti. Il est resté 6 ans !!! Avant d’être jeté dans un avion pour l’Allemagne.

C’est ça l’Australie ! C’est immense, vaste, vide, extrême, sauvage, accueillant, et on vit !


As we stood there, a flock of galahs, a noisy pinkish parrot, came and settled on the surrounding trees. It was a scene almost entirely without feature – a barren plain, a fat setting sun, a scattering of ragged gum trees – and yet, in a wholly uncharacteristic what, I was captivated by it. I don’t know why, bu I loved it out here.”
[B.Bryson. Down Under, chap.15, p.313 Black Swan Ed. 2001]

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